Maroc 2018

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Traversée du détroit de Gibraltar tôt le matin. Nous avons la chance de voir le lever du soleil sur la mer. Mauvais présage pour leur avenir ? les habitants de Gibraltar ont un joli nuage noir sur leur rocher.

A la descente du ferry, les formalités se passent plutôt rapidement selon les personnes qui sont déjà venues. Nous quittons Tanger-Med pour Chefchaouen, la ville bleue.

Nous nous promenons dans la médina, achetons une carte SIM marocaine pour pouvoir mettre à jour ce site et allons manger du poisson dans un petit restaurant sympathique. C'est délicieux et très bon marché. Le tout arrosé d'eau en bouteille. Il est difficile de trouver de l'alcool en dehors des endroits très touristiques. 

Sur la route de Fès, il y a du monde sur les routes. Nous nous arrêtons dans un marché pour y acheter quelques légumes et du pain. Les étalages regorgent de superbes fruits et légumes. A part cela, tout un bric-à-brac est vendu sur ce marché. C'est dépaysant. 

Les agriculteurs que nous apercevons dans leurs champs sèment à la volée, transportent les marchandises à dos d'âne ou de mulet, vont chercher l'eau dans des jarres ou des bidons étanches avec leur âne et vendent quelques fruits ou légumes sur les bords de route. En ce moment, c'est la saison des grenades, des coings et, plus loin près de Fès, des courges.

 

Nous passons 3 jours à Fès pour visiter la ville et sa médina et pour visiter les environs, Volubilis, Meknès et Moulay Idriss. Le souk de Fès est impressionnant, bariolé, vivant et immense. On y croise, dans des ruelles très étroites, des carrioles, des ânes et des mulets chargés de l'approvisionnement des échopes. L'atelier des tanneurs est incroyable. Le travail de ces artisans est particulièrement difficile et l'odeur peu ragoûtante pour nos narines européennes.

Le site romain de Volubilis est très intéressant. Il y a de nombreuses mosaïques. Notre guide, très enthousiaste, semble avoir habité cet endroit à l'époque.

Départ de Fès pour Azrou dans le moyen Atlas. La météo n'est pas très engageante. Il pleut et surtout il fait frais. Nous qui croyions que le Maroc était un pays chaud ! Peu après Ifrane, la pluie se transforme en neige. Nous montons un col mais une voiture se met en travers devant nous, pas moyen de passer. Nous avions pris une petite route pour éviter Azrou où, avec ce temps nous ne souhaitions pas nous arrêter, Nous repartons donc sur la grande route où il y a également un col à franchir. La route est barrée. Un policier nous indique qu'elle sera fermée jusqu'au lendemain. Selon lui, la route de Kénifra est elle parfaitement praticable. Pourtant, il y a un col à 2070 m. Cela fait un grand détour mais nous y allons. Comme nous redescendons, il pleut mais la route est dégagée. Après un arrêt sur le bas-côté de la route, notre fourgon patine et glisse dans le fossé quand la terre gorgée d'eau s'éffondre.C'est sous une pluie battante qu'un marocain très serviable nous tirera de ce mauvais pas avec son gros 4x4. La gentillesse des marocains n'est pas une légende. Heureusement, il n'y a pas de dégâts au fourgon. Nous passons la nuit près d'un atelier. Il pleut une bonne partie de la nuit et le thermomètre est à zéro. Le matin, la route que nous devons prendre est fermée. Il y a déjà beaucoup de véhicules qui attendent pour passer. Selon la police qui gère le carrefour, elle devrait ouvrir dans la matinée. A Azrou, il neige toujours et la route principale sera encore fermée un bon moment. C'est vers 11h00 que nous pouvons passer le col. Il est tombé beaucoup de neige mais la route est bien dégagée. Nous arrivons aux Gorges du Ziz dans l'après-midi.

Petite visite aux gorges du Ziz, impressionnante fracture dans la montagne. Comme toujours dans les endroits touristiques, les marchands sont là.  

Merzouga, les dunes de sable, les dromadaires et des paysages splendides. Nous faisons une balade en 4x4 dans les dunes. Nous visitons un village français abandonné comme les mines qui le faisaient vivre. Actuellement, quelques mineurs continuent l'extraction du plomb dans des conditions effrayantes. Ils descendent dans les puits profonds avec des cordes. Au pied des dunes, il y a de nombreuses tentes berbères et d'autres plus confortables pour héberger des touristes. 

Le lendemain, départ tôt le matin pour voir le lever du soleil sur les dunes, à dos de dromadaire. Pas de chance, le ciel est voilé. Il faut s'habituer à la marche du dromadaire très chaloupée. Les descentes sont un  peu délicates mais tout se passe bien sauf vers la fin de la balade quand le dromadaire qui me suit a mordu le mien. Bien évidemment ce dernier n'a pas aimé et s'est retourné brusquement. Heureusement que je me tenais bien mais je me voyais déjà plonger la tête la première dans le sable. C'est haut un dromadaire !

Le lac de Merzouga. Il était à sec depuis 3-4 ans et depuis septembre, il s'est rempli.

Les gorges du Dadès, serrées, rocailleuses et en plus ça grimpe ! Depuis 10 jours, les camionneurs sont en grève. Nous sommes bien contents de ne pas en croiser à cet endroit. 

Près de Ouarzazate, située à 1160 m. d'altitude, se trouvent les plus hauts sommets de l'Atlas, le Toubkal 4167 m. et le Ighil M'Goun 4071 m. Leurs sommets sont encore enneigés suite aux fortes chutes de neige d'il y a quelques jours. Nous partons en excursion 4x4 sur les pistes pour arriver à Aït-Benhadou. Nous franchissons le gué et arrivons au vieux village. Inscrit au Patrimoine de l'Unesco, il fait l'objet de réabilitation. Les maisons en pisé sont restaurées et, dès l'an prochain, bénéficieront de l'électricité, ceci afin d'éviter la prolifération des panneaux solaires qui nuiraient au cachet de ce site.

La Kasbah d'El Glaoui est laissée à l'abandon et les murs en pisé s'effondrent au gré des pluies et des chutes de neige. El Glaoui, pacha de Marrakech, était le grand-père de Medhi El Glaoui, inoubliable Medhi de Belle et Sébastien des années 60.

Aït-Benhadou

Oued Ounila au pied d'Aït Benadhou

Haut Atlas

Réhabilitation du site de Aït Benhadou

Kasbah d'El Glaoui

Les paysages minéraux, de couleurs et formes différentes changent dans chaque vallée empruntée. Tantôt ocres, noires, jaunes, orangées ... même parfois verdâtres, les terres donnent leur couleur aux bâtiments. Ceux-ci se fondent dans le paysage au milieu des palmeraies qui suivent le fond des oueds.  Nous enchaînons sur la vallée du Drâa, avec ses palmeraies et ses villages qui se confondent avec la terre dont ils sont faits. Nous bifurquons sur Taliouine, capitale du safran, puis Taroudant. C'est un jour férié et tout le monde se promène dans les rues et sur les avenues. Nous visitons une tannerie artisanale. Heureusement que nous avons un brin de basilic pour masquer les odeurs. Finalement, on s'y habituerais au bout d'un moment. 

Des artisans travaillent les peaux pour en faire des sacs, des ceintures et surtout des babouches. Les babouches berbères à bout rond ou les babouches arabes  bout pointu. C'est confortable. D'autres artisans travaillent les tissus, les bijoux ou les saveurs localces, safran et huile d'argan. Nous avons l'embarras du choix. 

Pour nous rendre à Tafraoute, nous passons par Ingherm. Une nouvelle fois, nous retrouvons des étendues désertiques avec quelques villages clairsemés. Nous partons arpenter les ruelles du souk aux babouches puis mangeons de succulents beignets. 

Nous rejoignons la Côte Atlantique à Sidi Ifni. En passant le col du Kerdous, nous nous trouvons au-dessus d'une mer de brouillard. Heureusement, en redescendant, nous passons au-dessous et il se dissipe en partie. Il y a de belles plages mais pas de baignade. De gros rouleaux se fracassent sur les rochers et les plages. Toutefois, le spectacle est beau. 

A Sidi Ifni, nous restons 2 nuits. Cela nous permettra d'utiliser les services d'un professionnel de la tôlerie et de la peinture. En effet, nous avons fréquenté d'un peu trop près un poteau caché dans un joli buisson. Du coup, la carrosserie de notre fourgon a besoin d'un rafraîchissement. Les mésaventures de la neige ont également laissé des traves. Dans certains campings, différents corps de métier passent pour voir si il y aurait du travail pour eux. Nos véhicules sont délicats et les routes marocaines parfois un peu dures. Nous trouvons donc un réparateur qui effectuera les travaux directement dans le camping. Il y a 2 autres véhicules à réparer. Nous avons également la visite d'un peintre artistique. Il est spécialisé dans les peintures de style marocain "oasis", "dromadaires", etc... Nous le regardons à l'oeuvre et c'est assez bluffant. Il peint directement sur la carrosserie à main levée en faisant d'abord les contours en noir puis en ajoutant des touches de couleur.  

  • Atelier Abdou en plein air au camping El Barco

  • Peinture effectuée par Nabil

  • Vue sur l'océan depuis le camping

Dans nos campagnes, ce sont les vaches qui agrémentent le paysage. Au Maroc, il y a de nombreux animaux en vadrouille avec leur berger. Sur les bords de routes rapides à 4 voies, des moutons et des chèvres broutent des buissons. De nombreux ânes, mulets ou plus rarement chevaux empruntent les routes en transportant des marchandises ou des personnes. Au sud d'Essaouira, nous apercevons les premiers grands troupeaux de dromadaires. Nous en avions vu dans les dunes de Merzouga ou sur les plages pour promener les touristes mais là, ce sont des dromadaires d'élevage. Dans cette région, il y a de nombreux arganiers, arbres produisant les noix d'argan d'où l'on extrait de l'huile de table ou cosmétique. Les chèvres sont très friandes de ces arbres et n'hésitent pas à grimper dans les branches pour se régaler des feuilles. C'est un spectacle amusant. 

Chèvre dans un arganier

"Parking" à ânes le long de la route

Troupeau de dromadaires

Transport de vaches

Ecureuil de Barbarie

Essaouira, baptisée Mogador par les Portugais. C'est une ville touristique que nous visitons hélas rapidement. En effet, il pleut et il fait frais. Nous pensions trouver la chaleur près des plages de l'Atlantique mais ce n'est pas encore ça. Nous allons voir les bateaux de pêche arriver avec leurs tonnes de sardines. Des centaines de goélands sont en embuscade pour voler des poissons dans les caisses prêtes à être chargées dans les camions. C'est un spectacle de voir les pêcheurs défendre leur bien. Dans le port, une multitude de petites barques, toutes peintes en bleu, sont alignées.

Nous repartons dans l'Atlas pour voir les cascades d'Ouzoud. Une jolie balade nous mène au pied des chutes qui font tout de même 100 m. de haut. Ce sont les 2ème plus hautes d'Afrique. Il y a des singes magots en liberté. Malheureusement pour eux, ils sont gavés de cacahuètes et ne se comportent plus comme des animaux sauvages. Le guide fait son possible pour les chasser car il voudrait qu'ils restent sauvages. La traversée de l'oued (20 m. de large) se fait sur des sortes de radeaux. La remontée par contre est plus rude avec paraît-il 750 marches d'escalier. On ne les a pas comptées ! 

Nous redescendons par des gorges profondes. Les paysages sont à nouveau superbes. Nous traversons l'oued sur un pont construit par les français pendant le Protectorat et qui tient toujours. Il est cependant conseillé de ne pas s'engager sur le pont à plusieurs.

De retour sur la côte Atlantique, nous visitons El Jadida et sa citerne portugaise. Cette ville s'appellait Mazagan à l'époque où les Portugais l'ont occupée. Sa citerne, qui était prévue pour récolter l'eau de pluie pour alimenter la ville est très bien conservée.

Incontournable visite, celle de la mosquée Hassan II de Casablanca. Elle domine l'océan de toute sa splendeur. Elle peut accueillir 25'000 fidèles à l'intérieur et 80'000 sur l'esplanade.

Incontournable visite, celle de la mosquée Hassan II de Casablanca. Elle domine l'océan de toute sa splendeur. Elle peut accueillir 25'000 fidèles à l'intérieur et 80'000 sur l'esplanade.

A Rabat, ce sont le Mausolée de Mohamed V, père de l'indépendance marocaine et la tour Hassan, seule partie qui subsiste de la mosquée Hassan. Elle n'a jamais été terminée.

Asilah et sa médina entourée de remparts, face à l'océan. De nombreuses peintures ornent ses murs et les maisons sont plutôt bien entretenues. Nous y sommes un jour férié, ce qui fait que le souk est désert et beaucoup de boutiques sont fermées.

Nous reprenons le ferry à Ceuta, enclave espagnole sur le continent africain. Les formalités douanières se passent sans encombres. Les véhicules sont fouillés et les contrôles de police renforcés. Nous restons 2 jours à marbella puis à Torre de Mar où nous nettoyons le fourgon, faisons la lessive pour le préparer à un hivernage de 2 mois à Malaga. Nous rentrons en avion pour passer les fêtes en famille avant de repartir fin janvier pour de nouvelles découvertes ....