Grèce 2019

Nous arrivons en Grèce après une attente de 45 minutes à la douane. Fouille complète de tous les véhicules albanais et grecs qui passent dans le sens Albanie-Grèce. Nous devons attendre car cela crée un embouteillage mais nous passons sans problème et sans fouille.

Notre but est le petit lac de Prespa qui est situé tout au nord de la Grèce, à la frontière avec l'Albanie et la Macédoine du Nord. Nous passons par les montagnes et franchissons un col à 1320 m. Les paysages sont très beaux et il y a très peu de villages. Nous allons visiter la petite île Agios Achillios à pied. Une passerelle de 850 m. de long la relie à la terre et ensuite des sentiers permettent d'en faire le tour ou de grimper au sommet. 

Sur les routes et même sur l'autoroute, de nombreux panneaux signalent la présence d'ours. Les barrières qui protègent l'autoroute ont été renforcées avec des barbelés. Bien évidemment, nous n'en voyons aucun. 

Nous quittons le nord de la Grèce pour les Météores. Ce site unique mérite le voyage. De nombreux rochers ont abrité des monastères. A ce jour, il en reste 6 qui sont en activité et que l'on peut visiter. Heureusement, des escaliers ont été construits en lieu et place des nacelles élevées dans les airs avec des cordes (voir le film "Rien que pour vos yeux" avec James Bond). 

Une route en corniche fait le tour des monastères. De là, nous avons une vue panoramique superbe sur ce site. Nous renonçons à la visite, les très nombreux escaliers ainsi que les files d'attente très importantes nous refroidissent. D'autant que nous en avons déjà visité 2 lors de notre première visite et il y avait beaucoup moins de monde.

La péninsule du Pélion nous attend. Nous traversons une large plaine où se cultive le coton avant d'arriver à Volos, la plus grande ville de la région. Nous pouvons y faire nos courses. Il faut dire que, côté pratique, difficile de trouver des centres commerciaux ou des supermarchés. Dans les villages, il n'y a souvent qu'une petite échope qui permet de parer au plus pressé et dans les villes plus importantes, ce sont de petits supermarchés avec un assortiment réduit. 

Le village de Kato Gatzea, sur la péninsule du Pélion, est sympathique avec plusieurs restaurants sur le front de mer, des bars mais aucun magasin. La plage est très belle avec du sable et une eau transparente et chaude. 

Nous faisons le tour de la péninsule du Pélion. La route est très sinueuse et étroite mais comme il y a peu de circulation, ça va. Nous montons à une altitude de 1200 m. et y trouvons une station de ski avec un télésiège. Je ne sais pas quelle quantité de neige il peut y avoir à cette latitude (39°) et si près de la mer Egée mais c'est bien indiqué et il y a de grands parkings. 

Delphes, haut lieu historique de Grèce mérite le voyage. Les vestiges ainsi que le musée sont très intéressants et le site lui même est particulièrement beau. Il s'étage sur une colline au pied de hautes falaises au milieu des pins et cyprès. La montée au stade est longue, raide, avec beaucoup d'escaliers mais la vue est magnifique depuis le point le plus haut.

Près de Delphes, la vallée des 1000 oliviers s'étire jusqu'à la baie d'Itea. Le spectacle des ces arbres gris/bleutés à perte de vue est très beau. 

Delphes se trouve au pied du Mont Parnasse, 2457 m. d'altitude. Il y a plusieurs sommets de plus de 2000 m. dans les environs.

Vallée des 1000 oliviers près de Delphes

Delphes

Delphes

Delphes

Delphes

Arachova

Les villes et villages de cette région sont accrochés aux collines et accessibles par de petites routes en lacets toujours spectaculaires. 

Nous quittons les montagnes pour la plaine de Thessalie. Là, nous retrouvons les champs de coton. C'est le moment de la récolte qui ne se fait plus à la main mais avec des machines spécialisées. Le bord des routes est couvert d'un petit duvet blanc neige. Au toucher, c'est doux comme de la ouate avec toutefois un noyau dur. 

Avec le franchissement du pont sur l'isthme de Corinthe, nous arrivons dans le Péloponnèse. 

Le site archéologique d'Epidaure est surtout célèbre pour son théâtre à l'acoustique incroyable. Il peut accueillir 12'000 personnes et des concerts y sont toujours organisés. Chacun peut essayer l'acoustique en se plaçant sur la pierre centrale et en frappant dans ses mains. Le son porte jusqu'aux places situées en haut des gradins. C'est surprenant pour un lieu en plein air.

A part le théatre, il y a d'autres ruines à contempler. Les fouilles continuent encore actuellement pour découvrir d'autres trésors. Le musée bien que petit est intéressant.

En fin de visite, le temps jusque-là très beau, devient rapidement orageux. Ayant testé hier la vitesse à laquelle le temps change avec vent, pluie d'orage très forte, nous quittons les lieux, espérant fuir les intempéries. Nous longeons la côte d'Argolide pour aller à Galatas, en face de l'île de Poros où nous sommes déjà allés et que nous voulons revoir. Malheureusement, l'orage nous poursuit et nous renonçons à la visite. Il nous suivra tout au long de la journée mais devant nous, nous avons toujours du beau temps. 

Nous avons hâte de profiter de la mer et de sa fraîcheur (toute relative).  

Autre site archéologique très important : Mycène. La civilisation Mycénienne a précédé les Grecs anciens. C'est très différent des sites que nous avons visité jusqu'ici. Nous faisons une jolie balade parmi les ruines. C'est agréable car partout, les ruines sont faciles d'accès. Il y a des gardiens qui surveillent mais il n'y a pas de barrières (sauf pour les endroits très délicats ou dangereux). Dans les théâtres, nous pouvons nous asseoir sur les gradins. Une fois de plus, nous admirons le choix qui a été fait d'installer cette cité à cet endroit. La vue est superbe. Un petit musée montre des figurines étonnantes de quelques centimètres de haut.

Le trajet Iria-Leonidio se fait sur une route panoramique. Malheureusement, la pluie se met à tomber peu après Nauplie et nous suit toute la journée. Nous sommes un peu déçus surtout que demain, nous allons prendre une autre route panoramique qui traverse de Leonidio à Gythio en passant pas Kosmas. Nous avons une carte de géographie au 1:650 000 ce qui est suffisant pour savoir où nous sommes mais comme, en plus, il y a les noms des lieux en écriture greque et en écriture latine ce qui prend beaucoup de place, il n'y a pas beaucoup d'autres indications (n° des routes, courbes de niveau, indication de montée ou descente ou encore signalisation des cols). Cela nous réserve des surprises. Notamment sur la route qui mène à Kosmas. Ce village d'environ 350 habitants culmine à 1150 m. Une route sinueuse nous y conduit. Heureusement, il y a peu de circulation car pour croiser ça ne doit pas être simple par moment. Il ne pleut pas mais les montagnes sont dans le brouillard. Plus nous montons, plus la végétation ressemble à celle de chez nous, sapins et fougères. Arrivés dans le village, sa traversée nécessite toute notre attention. Les grecs ont des notions étranges du parcage de véhicules. Nous devons slalomer et les ruelles sont très étroites. C'est très joli et il y a de belles terrasses mais ce n'est pas le jour. Nous redescendons sur Gythio près de la mer où nous nous installons pour plusieurs jours. De temps en temps, il faut bien faire un peu de maintenance, nettoyages et lessive. Le coin est sympa et proche de 2 endroits que nous voulons visiter ce qui en fait un bon site pour se poser.

La péninsule du Magne. Le Péloponnèse a une forme particlière qui fait penser à une main à 4 doigts. Chacun des doigts a sa spécificité. Nous partons en direction d'Aeropoli pour faire la route ouest de la péninsule. A cette heure de la journée, pour les photos c'est top car il n'y a pas de contre-jour. Le soleil est revenu et il n'y a pas un nuage. 

L'architecture est ici très différente des autres régions. Les maisons ont des tours carrées ou rectangulaires qui permettaient à chaque clan de défendre sont territoire. Les nouvelles maisons sont toujours construites selon ce modèle avec toutefois davantage de fenêtres ou balcons aux tours. 

Nous grimpons jusqu'au village abandonné de Vathi puis nous redescendons à Porto Kagio. La côte est superbe avec ses falaises et ses petits villages. 

Nous nous arrêtons aux Grottes de Diros pour les visiter en barque à rame. C'est vraiment particulier de naviguer sur une eau où se reflètent les concrétions des plafonds et murs. Un circuit de 1,2 km pendant lequel il vaut mieux surveiller le plafond et baisser la tête quand il le faut. J'ai pensé que, petite comme je suis, je n'aurais pas de problème et bien ce n'est pas le cas et j'ai une petite bosse sur la tête (non non ce n'est pas une blague). 

 

Autre époque, nous visitons le site de Mystras qui fut construite en 1249. Cette région du monde a connu bien des mélanges de civilisation. Mystras a été tour é tour possédée par les Byzantins, puis les Ottomans, les Vénitiens, de nouveau les Ottomans. Elle résista mais succomba aux attaques des Russes en 1770 et des Egyptiens durant la guerre d'Indépendance. Elle abandonna son statutde capitale régionale en 1836. Elle est quasiment inhabitée actuellement, sauf par quelques religieuses qui résident dans un monastère. 

Le site est établi sur 3 niveaux, tout en haut de la colline, le château-fort, au milieu la ville haute et plus bas, la ville basse. Un chemin comportant beaucoup d'escaliers (eh oui, la Grèce n'est pas un pays plat...) conduit de la partie basse au château. On peut aussi visiter les 2 parties séparément et faire un bout de chemin en voiture. 

Dans les églises se trouvent d'anciennes fresques assez abîmées mais tout de même intéressantes.

 

 

Olympie, berceau des Jeux Olympiques. Nous visitons ce site sous un soleil resplendissant. La petite ville d'Olympie, bien que très touristique, est très sympathique. De jolies boutiques et terrasses bordent les rues. A cette saison, il y a assez peu de monde ce qui est agréable pour visiter. Le stade peut contenir 45'000 personnes, l'élite dans les gradins, les autres sur les talus bordant le stade. Il y a 2 musées, l'un sur le site lui-même et l'autre sur les jeux olympiques anciens. C'est très intéressant.

A chaque Olympiade, la flamme est allumée sur ce site, ceci depuis 1936, et se promène par le monde pour rejoindre le site des Jeux Olympiques. 

Nous quittons le Péloponnèse après être restés 2 jours sur une jolie plage à Akrata à profiter du soleil et des baignades dans une eau limpide et d'une température tout à fait agréable. Pour cela, nous passons le pont du Golfe de Patra, dessiné par l'architecte du pont de Millau. La ressemblance est immédiatement visible. 

Nous longeons la côte de la mer Ionienne et retrouvons des lieux que nous avions visité en 1994 puis lors de la location d'un voilier à la base Sunsail près de Preveza. Que de souvenirs !

Nous quittons la côte pour nous diriger sur Koronisia. Ce village est situé sur une presqu'île sur le golfe d'Amvrakikos. Pour y accéder, nous roulons sur une route à fleur d'eau. C'est très particulier. Le village est sympathique avec son petit port, ses aigrettes, ses chevaliers et ses goélands. Nous dormons face aux eaux du golfe.

 

Etape à Arta pour voir son pont ottoman bien conservé puis en route pour notre dernière étape : Igoumenitsa où nous prendrons bientôt le ferry pour Ancône. Le voyage touche à sa fin.