Patagonie - Argentine - Chili - Iles Falkland (Malouines) -Uruguay 

Après un très long vol depuis Madrid (12h40), nous arrivons à Buenos Aires. Petit arrêt à notre hôtel dans le quartier de Madero et nous partons visiter la ville. Le quartier de La Boca avec ses maisons très colorées et ses boutiques vaut le détour. Nous allons voir une librairie située dans un ancien théatre. Elle est considérée comme la plus belle du monde. Courte pause au cimetière pour voir la tombe d'Eva Peron, figure toujours très aimée dans ce pays. Le soir, nous partons assister à un spectacle de tango argentin avec guitariste de charango (petite guitare faite avec la carapace d'un tatou) et un artiste jonglant avec les boleadoras. A la fin du spectacle, hommage à Eva Peron avec les artistes chantant "Don't cry Argentina" en agitant des drapeaux.

 

Journée à la campagne dans une estancia avec repas typique argentin sous les arbres. Balade à cheval ou en calèche sur le domaine. Certains rapaces comme des faucons et un caracara très peu farouche se laissent admirer et photographier.

Le repas est très copieux et savoureux. Ensuite, nos hôtes nous font une démonstration de danses du nord de l'Argentine et un spectacle poétique avec un cheval et sa cavalière.

Le soir, nous partons assister à un spectacle de tango argentin avec guitariste de charango (petite guitare faite avec la carapace d'un tatou) et un artiste jonglant avec les boleadoras. A la fin du spectacle, hommage à Eva Peron avec les artistes chantant "Don't cry Argentina" en agitant des drapeaux.

Visite du domaine Decero à Mendoza. Nous prenons un avion pour nous rendre à Mendoza, le pays des vignes. Malheureusement, la Cordillière des Andes est dans les nuages. Nous quittons la ville pour nous rendre sur le domaine où nous sommes accueillis pour un excellent repas avec, bien évidemment, du boeuf argentin. Ensuite, nous visitons la cave puis dégustons les vins. Depuis la salle à manger, nous avons une vue sur l'immensité des vignes alentours. Ces vignes ont été plantées par un suisse en 2000 sur un terrain non cultivé. Il a nommé son domaine "Decero" ce qui veut dire "de zéro".

Nous rentrons ensuite pour nous installer à l'hôtel et faire des balades dans la ville. 

Depuis 2 jours, la Cordillière des Andes se cache derrière des nuages rébarbatifs. Ce matin, nous quittons Mendoza pour traverser cette fameuse Cordillière à bord d'un autocar. Le temps n'a pas changé, il y a toujours une épaisse couche de nuage et même si la température est très agréable, ce n'est pas ce que nous espérions. La route No 7 monte gentiment en suivant l'ancienne ligne de chemin de fer, aujourd'hui abandonnée, et le fleuve Mendoza qui charrie beaucoup de sédiments. Entre 2 nuages, nous apercevons un coin de ciel bleu et plus nous nous rapprochons des hautes montagnes, plus le temps s'améliore. Un petit troupeau de guanacos traverse le fleuve et nous avons la chance de les apercevoir. Impossible à photographier, ils sont trop loin. Au Puente del Inca (2720 m.), il fait assez chaud pour être en t-shirt. Le site est superbe avec des couleurs dégradées jaune. Nous continuons et sommes récompensés par la vue du plus haut sommet de l'Amérique : l'Aconcagua 6921 m. La route passe un col à 3200 m. et nous arrivons au Chili. Le passage de la frontière se passe assez rapidement et nous continuons sur Santiago. Peu après la frontière, se trouve la station de ski de El Portillo où sont organisées des compétitions internationales. La route de descente du col comporte 28 virages en épingle à cheveux. Il n'y a pas de barrière et de nombreux camions fréquentent ce trajet. C'est spectaculaire. Le paysage chilien est très différent de celui d'Argentine. Les montagnes sont en roche sombre, très raides, sans végétation. Nous redescendons assez rapidement et nous retrouvons dans une plaine de vignobles et vergers. 

Santiago de Chile, capitale du Chili, compte plus de 8 millions d'habitants dans son aglomération, soit le total de la population suisse. Quand nous arrivons, la ville est dans la brume qui est provoquée par des incendies qui brûlent plusau nord. Nous faisons un tour de ville. Il y a beaucoup de séquelles des manifestations qui se tiennent depuis octobre dernier tousles vendredis, ceci pour demander un changement de constitution. Actuellement, la constitution date du temps de Pinochet et accorde beaucoup d'avantages aux puissants. Il y a de nombreux grafitis et des magasins protégés par des panneaux de bois ou des grillages. Le centre ville est très animé. 

Valparaiso, située sur l'océan Pacifique, est particulièrement attachante avec ses maisons agripées aux collines de la ville et ses peintures murales. Elle est la capitale du street-art. 

A San Antonio, nous rejoignons notre bateau qui nous emmènera dans le sud du continent, en Terre de Feu. C'est notre première croisière à bord d'un paquebot. Nous avons choisi cette option qui nous permettra de voir beaucoup d'endroits mythiques en peu de temps. L'embarquement se déroule bien. Nous devons remplir des questionnaires, notamment sur nos éventuels séjours en Chine le mois précédent notre voyage, par peur du coronavirus. Nos passeports sont épluchés pour y dénicher un visa chinois. Notre cabine avec balcon est très confortable. Nous visitons les différents ponts, restaurants, boutiques et bars. 

Deux jours de mer nous permettent d'arriver à Puerto Montt où nous ferons notre première excursion. Nous sommes sur un navire américain (même si le nom du bateau et de la compagnie se nomme Norwegian) aussi la langue de bord ainsi que celle des excursions est l'anglais. Nous verrons bien si nous nous en sortons avec notre anglais basique.  Les cascades de Petrohue nous surprennent. Enfin un cours d'eau avec de l'eau. Tant en Argentine qu'au Chili, nous n'avions vu que de faibles débits ou même des fleuves totalement à sec. Le volcan Osorno, curiosité du coin, se cache partiellement derrière un voile de nuages. Nous réussissons toutefois à le photographier. Notre bus nous conduit à la station de ski de La Burbuja, directement sur les pentes du volcan. Aucun brin d'herbe, il n'y a que de la pierre ponce. Nous pouvons faire une balade et admirer la vue sur le lac Llanquihue. 

En fin de journée, nous quittons Puerto Montt en direction de Puerto Chacabuco. Nous naviguons entre le continent et l'île de Chiloé. Les paysages sont somptueux. Dans ces régions, le temps change rapidement. Quand nous nous levons, il y a de la brume sur les sommets mais elle se dissipe et le soleil revient.

A Puerto Chacabuco, nous faisons une balade dans la réserve de Rio Simpson.

La navigation se poursuit dans les fjords chiliens puis sur le détroit de Magellan. Nous pouvons imaginer les navires de Magellan tirant des bords pour passer ce détroit dans la largeur minimale est de 4 kms. Avec les jumelles, nous observons les oiseaux qui utilisent les courants créés par le déplacement du bateau. Ils rasent les flots puis remontent à hauteur de la cheminée sans battre des ailes. Sur les rives, que nous longeons plus ou moins près, nous avons la chance de voir un colonie de lions de mer aglutinés sur un îlot rocheux. Nous apercevons également des marsoins et des dauphins. Les baleines se font plutôt discrètes et nous voyons surtout des souffles et leur dos mais de trop loin pour les photographier. Ce n'est pas la bonne saison !

Punta Arenas, dernière ville chilienne avant le retour en Argentine. Après une petite visite de la ville, nous partons faire une excursion en bateau sur l'île de Magdalena. Cette petite île, située au nord de Punta Arenas, est habités par laplus grande colonie de manchots de Magellan, soit environ 60'000 couples. Nous en verrons un certain nombre. Ils sont relativement statiques et semblent peu craintifs. Cette espèce creuse des terriers pour y faire un nid et élever les jeunes. Au moment où nous y sommes, les jeunes sont déjà grands et perdent leur duvet pour acquérir leurs plumes d'adultes. L'île est couverte de duvet blanc. Nous apercevons également des goélands avec leurs jeunes, des ouettes de Magellan (sorte d'oies), des cormorans impériaux et des prédateurs d'oeufs et de bébés manchots, les labbes.

 

Après avoir quitté Punta Arenas, notre bateau s'engage dans les canaux de Cockburn et de Beagle pour rejoindre Ushuaia, la ville du bout du monde. Nous mettons le réveil à 6h00 du matin car nous ne voulons pas rater le passage de l'allée des glaciers. Nousavons une cabine tribord, ce qui fait que pour voir les glaciers, nous devons nous rendre sur le pont babord. Nous craignons d'être un peu trop nombreux pour pouvoir prendre des photos tout à notre aise. Crainte infondée. Il y a 2 ponts pour l'observation, le pont 13 tout en haut du navire mais pour protéger les gens, il y a des barrières de plexi tout le tour du pont. Impossible de prendre des photos. Il reste le pont 7, avec juste une rambarde. Nous y allons et surprise, il n'y a pas grand monde. Il fait encore sombre et il y a des nuages. Nous avons toute la place pour nous installer et profiter du spectacle. Fort heureusement, JP a une carte détaillée de cette région et remarque que les plus grands glaciers, dont un descend jusqu'à la mer, sont situés en fin de parcours. Nous restons donc un long moment. Le capitaine nous tient au courant par haut-parleur. Effectivement, les 2 derniers glaciers sont particulièrement beaux. La glace a des reflets bleutés.

Noous arrivons à Ushuaia en fin de matinée. L'excursion du jour est une balade en train. Ce train a été construit pour exploiter les forêts de la Terre de Feu depuis Ushuaia, qui était à l'époque, une colonie pénitentiaire. Actuellement, il ne reste que 8 kms de voies. Le train est étroit et circule sur des voies étroites de 50 cm de large. Une fois de plus, nous découvrons de beaux paysages en suivant le rio Pipo. Nous reprenons le car pour nous rendre à Bahia Ensenada, au bord du canal de Beagle. Là se trouve le bureau de poste le plus austral du monde. Après celui de Ny Alesund au Svalbard, nous aurons vu les 2 postes les plus extrêmes.

Au retour, nous visitons l'ancien bagne d'Ushuaia et nous baladons dans la ville. Le ciel s'assombrit aussi nous ne traînons pas.

 

 

Hier soir, à Ushuaia, un violent orage a éclaté avec beaucoup de pluie et de vent. Nous sommes partis vers 20h00 avec pour but le passage du Cap Horn puis route vers les Iles Falklands. Nous avons mis sécher quelques affaires sur notre balcon et, au milieu de la nuit, nous allons rentrer le linge par peur de le voir s'envoler. Le vent est très soutenu et il y a de belles vagues dans le canal. Nous avançons assez lentement. JP croit même que nous sommes arrêtés au large d'Ushuaia pour y passer la nuit.

Nous avons mis le réveil à 6h00 pour ne pas louper le Cap Horn. JP est persuadé que nous n'avons pas avancé. Nous regardons dehors mais il fait encore nuit. Nous allumons la TV pour regarder la webcam et la carte de notre position. Surprise, nous sommes près du Cap Horn. Il y a toujours beaucoup de vent et de houle. Le capitaine fait une annonce nous indiquant que nous sommes près du Cap Horn mais que, pour des raisons de sécurité (tempête au large et vent de 100 km/h), nous ne ferons pas le tour de l'île comme prévu. Dommage mais la météo est si imprévisible dans cette région ! Nous prenons tout de même des photos.

Nous quittons l'extrême sud. Après une journée en mer, pendant laquelle nous avons profité de la chaleur et du soleil, nous arrivons à Puerto Madryn. C'est la ville touristique de la péninsule de Valdez. Nous partons en minibus pour rejoindre les sites où nous pourrons observer la faune locale. Rapidement, nousquittons la route goudronnée pour une piste large et assez plate. Il y a toutefois des tronçons en tôle ondulée qui secouent fortement le bus. Nous pensons à notre fourgon qui n'apprécierait sans doute pas de se trouver ici. Des guanacos traversent la piste devant nous. Nous les voyons de près et pouvons les photographier. Plus loin, ce sont 2 maras de Patagonie qui courrent de l'autre côté de la piste. Nous arrivons à un site d'où nous pouvons observer des éléphants de mer. Ils sont vautrés sur la plage, sans bouger. Il y a un gros mâle un peu à l'écart et une dizaine de femelles. Dans les buissons, il y a des tatous peu farouches. Nous repartons pour nous aller voir des lions de mer. De nombreux jeunes, reconnaissables à leur taille et aussi à leur couleur brun très foncé, nagent dans une piscine naturelle. Les adultes, de couleur fauve, restent alongés au soleil ou nagent dans l'océan. Nous pouvons bien les observer. Nous nous arrêtons pour déguster de la viande argentine.

Le Zaandam à Puerto Chacabuco

Après un nouveau jour en mer, nous accostons à Montevideo en Uruguay. Petite visite de la ville en autocar puis à pied avant de regagner le bord pour la dernière étape : Buenos Aires d'où nous prendrons l'avion.

Pendant ces 3 semaines, nous n'avons pas vraiment suivi les informations et c'est avec surprise que nous apprenons l'annulation du Salon de l'Auto puis d'autres manifestations. C'est le bon moment de rentrer. Le Covid-19 fait des ravages dans le monde. Notre bateau, qui est reparti le 1er mars pour une nouvelle croisière (inverse de la nôtre) pourra débarquer ses passagers à Valparaiso alors qu'un autre bateau faisant la même croisière, le Zaandam, est encore à ce jour (2.4.2020) en errance pour trouver un port d'accueil. Il est parti de Buenos Aires le 7 mars et s'est vu refuser le débarquement à Punta Arenas et San Antonio (Santiago). Il est maintenant au large de Fort Lauderdale, son port d'attache, mais ne peut débarquer les passagers non américains, soit la majorité des vacanciers.